Et pourtant l'univers sait à quel point je suis douée pour ce genre d'exercice : donner un titre. (oui modeste et alors ?)

Bonjour à tous,

Pour une fois je vais parler de mon autre métier. Celui que je fais pour éviter de tourner en rond dans ma tête, celui qui m'a sauvé la vie après m'avoir donné des envies de mort imminente.
J'écris. De là à me considérer comme écrivain, c'est aller un peu vite en besogne, mais certains le pensent.

J'ai publié mon premier roman il y a quelques semaines aux Éditions La Madolière. Oui c'est ma maison d'édition et quelques uns d'entre vous pourraient penser qu'il s'agit d'auto-édition mais ça ne l'est pas. J'ai fait relire mon roman par plusieurs personnes qui travaillent souvent avec moi avant de prendre cette décision. C'est un concours fâcheux de circonstances qui m'y a obligée. De ce genre de concours de circonstances où vous vous dites : j'suis maudite !

Et si je vous en parle c'est parce que depuis que j'ai fini mon roman, j'ai pris conscience qu'écrire une oeuvre longue était un exercice des plus sympathiques. Comme il se trouve que j'ai quelques scénarios qui traînent dans ma tête depuis longtemps, il se pourrait bien que je m'y remette plus tôt que prévu.

J'ai aussi testé la méthode : faire un plan d'écriture. À vrai dire, j'avais déjà testé la chose, le plus amusant étant que je l'avais testé sur la première version du roman. Au départ une longue nouvelle de 77 pages écrites en 18 jours sous l'impulsion d'un pari et coup de pied au derrière d'Amelith Deslandes (auteur de Chair et Tendre et Les Résidents aux Éditions La Madolière). Et il a fallu travailler vite et bien parce que je n'avais que 6 semaines pour écrire ce qui manquait à l'histoire pour en faire un roman. J'ai réussi ! J'en suis très fière, et il y a de quoi. Je ne tomberai pas dans le piège facile de la modestie hypocrite. Oui je suis fière de mon travail et de mon roman, oui je suis fière d'avoir réussi à faire en près de 3 mois ce que je pensais impossible en 2 ans. Il faut savoir, pour apprivoiser le bonheur, s'accorder des moments de pleine et entière satisfaction, de fierté de soi.

Je vais donc me remettre à écrire, parce que j'aime le challenge que cela représente, même si cela me prend beaucoup de temps et consomme une énergie considérable, me rendant tour à tour survoltée ou dépressive.

J'ai quantité d'idées qui me trottent dans la tête, certaines depuis parfois plusieurs années. La plus persistante aujourd'hui est une histoire de Science-Fiction, déjà 6 ans qu'elle mûrit dans mon esprit, si ce n'est pas plus. Je ne note jamais la naissance d'une idée. Je fais un tri entre elles de façon simple : celles qui restent sont bonnes, si elles ne restent pas c'est qu'elles n'étaient pas assez consistantes pour demeurer. J'ai toujours procéder de cette façon. Avec ce système il est évident que j'ai beaucoup de mal à travailler avec un thème, mais je me force à le faire, comme un exercice de style. Je jette des idées sur le papier en espérant qu'il en sortira une histoire.

Je participe à plusieurs appels à textes à l'heure actuelle... tout d'abord celui de Créatures pour La Madolière, normal, et j'espère que mes deux acolytes aimeront mon texte, mais s'ils ne le valident pas je ne ferai pas de forcing. Ensuite je planche sur le thème de la folie pour les Artistes Fous Associés (tout jeune projet né sur le forum de Mad Movies, autant dire que ça envoie du pas-politiquement-correct et du lourd...). J'aimerai avoir le temps de trouver une bonne idée pour le concours Vision du Futur de Présence d'Esprit dont j'avais remporté le premier prix en 2009 en catégorie BD. Je n'ai jamais eu l'occasion de le tenter en nouvelles et la catégorie BD a disparu. Quantité de textes restent encore à écrire, certains dorment dans ma tête depuis longtemps, d'autres moins, ils s'illuminent le soir lorsque je me couche, je choisis de m'endormir avec l'un d'eux.

 C'est comme ça que je fabrique mes histoires, en me les racontant avant d'aller me coucher. Certaines d'ailleurs me gardent éveillées, les meilleures ... les autres me font dormir...


Allez je file j'ai des plans à faire pour les prochains textes.


Bises les fous !


Pénélope