Le mardi ce sera ... livre.

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Mes amis vont se demander pourquoi je vous parle d'un livre, d'un style que je n'aime fondamentalement pas, simplement parce qu'il me semble que parfois, la vérité devrait être dites, surtout quand les livres sont mauvais.

Evidement, je n'allais pas vous faire l'apologie d'un livre comme celui-là ce serait essayer de passer pour ce que je ne suis pas, à vous de déterminer quoi, ça m'arrange et ça vous plait.

Globalement, j'ai déjà beaucoup de mal avec la fantasy, je ne lui reproche rien en particulier, j'en écris, je serai assez mal placée pour la descendre. Toutefois, il me semble que parfois le genre ne se renouvelle pas assez, trop caricatural, trop schématisé. C'est d'ailleurs peut-être pour ça que j'en écris, pour lire ce que j'ai envie d'y trouver.

L'épée de Vérité, je n'ai lu que le premier tome, mais vous allez rapidement comprendre pourquoi.

Il ne m'a pas fallu plus d'un quart du livre (et encore je dois être généreuse en disant ça) pour comprendre les tenants et les aboutissants du scénario. Et les ayant compris, j'en ai énormement voulu à l'auteur d'avoir choisi cette voie bien trop simple, cousue de fil blanc et surtout mal dissimulée dans le récit.
C'est dommage quand même de deviner la fin d'un livre alors qu'on a pas encore atteind la moitié.
Le livre était présenté partout comme révolutionnant le genre de la fantasy, le seul truc qu'il ait révolutionné à mes yeux c'est qu'il a introduit du très mauvais SM dans un récit de fantasy assez banal.
Et quand je dis mauvais SM je devrais dire : SM affligeant de clichés, de déjà vu. Il en fait trop pour être crédible ou tout simplement intéressant. C'est certain que les jeunes de 15 ou 16 ans qui ont lu ce livre ont du avoir des nuits torrides après la lecture, mais pour moi c'est resté un très mauvais passage du livre, hors de toute crédibilité, impossible d'accrocher aux actions.

Les personnages sont beaucoup trop linéaires, trop plat, trop ... insipides ? Ils sont des caricatures des dogmes du genre : le gentil, la gentille qui peut pas aimer le gentil mais qui l'aime quand même, le méchant, le super méchant, l'ami fidèle...

Le récit est construit de façon road movie, bon pour un roman de fantasy ça n'a rien d'étonnant, mais certains passages du livre m'ont laissé perplexe, dans le sens où je me suis demandée parfois si sans le texte n'aurait pas été meilleur.
Je ne citerai pas d'exemple, à vouloir être exhaustive, je finirai par réduire le pavé à la taille d'une nouvelle de 50 pages maximum.

Alors je me pose la question... comment peut-on écrire un truc pareil ? C'est fou ça. Euh remarquez l'éditeur américain je le trouve léger sur ce coup là. Je dirai rien sur l'éditeur français, je ne connais pas ses motivations, espérons toutefois qu'elles n'étaient pas littéraires.

Un jour peut-être, sortie de Howard, Merrit, Sprague de Camp, je trouverai un auteur de fantasy capable de me faire rêver.

PLS